Projet Lerins Biodiversité

porté par les étudiants en Sciences Marines de SKEMA Bachelors

1. Sorties en mer

1. Sorties en mer

A la base de toute étude scientifique, la récolte des données constitue sans doute la phase la plus sensible. L'énergie, le temps, et l'argent investis resteront inutiles si la rigueur n'est pas au rendez vous.

Au printemps et à l'automne, les étudiants en Sciences Marines de Skema Bachelors sortent en mer à Lérins pour cartographier la biodiversité marine locale. Ils recueillent les données biologiques (densité et diversité des espèces) et les données environnementales (fonds marins, pressions anthropiques...).

La stratégie d'échantillonnage

1. Sorties en mer

Pourquoi "échantillonnage"?

L'archipel de Lérins offre 12km de côtes au relief plus ou moins découpé.

Vouloir compter chaque poisson sur cette distance relèverait de l'absurde. L'idée des statistiques dites 'inférentielles' est d'étudier un ensemble global à partir d'échantillons de celui ci. Il y a 100 ans, William Gosset l'avait bien compris. Chargé d'étudier la qualité des bières Guiness, il aurait été bien hasardeux de tenter tester l'ensemble d'entre elles.

En prenant en compte de multiples facteurs théoriques et pratiques, la stratégie retenue est de relever l'ensemble des observations dans une surface de 10m sur 3m appelée "quadrant". 60 stations de 30m2 sont ainsi "échantillonnées" autour des îles, ce qui correspond à un quadrant tous les 200m de côte.

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Quelle organisation?

L'échantillonnage se déroule en une journée. 6 groupes se partagent le travail, chacun ayant la charge de 10 stations. Suivant un protocole strict, à chaque station au moins deux étudiants comptent le nombre d'individus des différentes espèces de poissons et invertébrés pendant qu'au moins un étudiant reste sur le bateau gonflable pour assurer un contact radio avec les bateau supports et enregistrer les observations.

En plus des paramètres biologiques, les étudiants notent le substrat (type de fond), la couverture en posidonie et algues et les possibles pressions anthropiques. Ces données seront ensuite comparées afin de tenter d'expliquer la répartition des espèces.

1. Sorties en mer

Pourquoi 2 fois par an ?

La premiere mission (automne 2012) a mis en évidence des zones où la biodiversité observée était singulièrement faible. Typiquement, il s'agit des zones particulièrement fréquentées en période estivale: les ports et les plages.

Afin de pouvoir tester un possible effet touristique, une mission 'pré-estivale' a été ajoutée à la stratégie d'échantillonnage. Elle se concentre sur la zone interne de l'archipel (entre les îles) qui abrite des plages et un port.

Les données permettent ensuite de comparer la biodiversité au printemps et en automne, et ainsi apprécier l'effet touristique estival sur les zones susceptibles d'être touchées par l'impact anthropique.

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La préparation

"Calibrer les observateurs"

La première année a permis de réaliser qu'il était crucial de prendre du temps en amont pour apprendre à reconnaitre les espèces, en d'autres termes pour s'assurer que chaque observateur identifiera bien les espèces de la même façon.

Désormais, tous les participants se retrouvent aux îles le week end précédent la sortie. Ils passent tout d'abord un large moment au Méditerranoscope pour apprendre à reconnaitre les espèces en aquarium. Puis après avoir fait le point sur les questions de sécurité, il partent s'initier au positionnement des quadrants.

A terre, les étudiants continuent l'entrainement et passent différents tests de reconnaissance en cours.

Plus de détails sur les différentes sorties en mer: tag "sorties en mer"

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